Faust, Sokourov, perpetuum mobile

Faust-SokourovFilm splendide et intellectuellement stimulant que je viens de voir.

Je ferai la critique plus tard en éditant. Je crois que je vais faire ça pour tous les films pour garder l’ordre chronologique.

Edit: je voulais voir tous ls films de la tétralogie, puisque les parisiens peuvent aller à la rétrospective au  Grand Action. Le seul volet de la tétralogie( dont Faust est le dernier terme) est Moloch qui met en scène les derniers jours d’Hitler dans son bunker. Très éclairant même si le film ne m’a pas convaincu. Les autres, dixit le mec du cinoche, ne sont plus distribués donc « montrables », et ça me fait bien ch… pour comprendre la cohérence du cycle. J’y reviendrai, surtout par rapport à Goethe, lui-même dans un processus de relecture de l’Aufklärung comme limite de la rationalité. C’et tellement complexe que je diffère ma critique…. En plus il y a le rapport avec Thomas Mann: j’ai encore plus mal à la tête!

 

Je  mets ici la critique de Nuages, qui n’ a pas été convaincue par le film,

De très beaux instants , quelques plans éblouissants mais à chercher avec persévérance comme des pépites d’or dans une œuvre assez rébarbative qui m’a semblé globalement très lourde, plutôt laide , trop prolixe et laborieusement démonstrative . Certes Sokourov a élaboré autour de Faust un univers original et déroutant , où dominent le macabre et le grotesque , et englué dans ce magma hybride aux personnages primitifs et monstrueux, Faust insatisfait s’interroge sur l’âme humaine et sur le sens de la vie. Toutefois j’ai eu beaucoup de mal à être emportée par un film qui me semble manquer de souffle et d’inspiration, et qui comporte des digressions visuelles aussi interminables qu’incohérentes, accompagnées en voix off d’une logorrhée inextinguible. J’attendais peut-être une vision romantique et fantastique de Faust , or le film prend le parti de la démythification, écartant toute passion (y compris dans l’attirance po
ur Marguerite) et toute transcendance .

Nuages

 

 

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